Chauffage à huile de friture

Présentation/avantages

Poële à huile de friture
Mini poële à huile de friture pour petits habitats et habitats mobiles (prototype expérimental).

~500 watts, rendement >80% grâce au ‘S’ de sortie.

Évacuation extérieure
Peu encombrant et sécure Température max observée de la surface extérieure du poële : 150°C.
Température max observée du tube à la sortie externe (60cm) : <40°C.

Dimensions : H22 x L18 x P12 cm

Autonomie : réservoir d’huile de 1 litre, suffisant pour plus de 10h de chauffe.

Gros point noir

La combustion se fait mal, énorme dégagement de suie dans le poële, surtout à plein régime, et encrassement rapide de la mèche (quelques heures) comparé à une simple lampe à huile qui peut brûler des jours entiers.
Donc nécessité de mettre les mains dedans : huile + suie = camboui ! => PAS VIABLE => TROUVER UNE SOLUTION !

Fonctionnement / Observations

  • Version récente, porte réduite en hauteurAllumage : un petit système permet de court-circuiter le ‘S’, afin d’activer le tirage. Cela prend 2 ou 3 minutes. La flamme est allumée à une extrémité de la mèche qui fait environ 10cm de large. Elle met du temps à se propager. Ça laisse le temps au tirage de se faire. En conséquence, il n’y a jamais de fumée qui sort par la porte ou par un autre passage qui nuirait à l’atmosphère de l’habitat. Souvent on me disait « ça doit sentir la friture chez toi ! », et non, pas du tout 🙂
  • Puis petit à petit la flamme se développe, la température du poële monte. C’est en laissant l’arrivée d’air grande ouverte que la chaleur produite est la plus grande. Mais c’est là aussi que l’encrassement des paroies du poële et de la mèche est le plus fort : grande flamme et production de fumée encore plus grande , c’est terrible.
  • Quand je diminue fortement l’arrivée d’air, la flamme diminue et il n’y a alors plus du tout de fumée noir à la sortie, ni d’encrassement dans le poële. Par contre, la mèche continue à s’encrasser, moins, mais encore énormément. Autre inconvénient… c’est que ça chauffe moins ! Ça perd alors son intérêt. (C’est dans ces conditions que le rendement de 88% a été mesuré…)
  • Dans un usage moyen, le poële chauffe pendant environ 4 ou 5 heures, puis la flamme diminue jusqu’à s’éteindre, à cause de l’encrassement de la mèche qui empêche l’huile de monter, bien qu’à ce moment l’huile dans le bac est à une température d’au moins 60°C (température mesurée sur la surface extérieure et inférieure du poële, celle qui porte l’huile).
    À partir de là, il faut ouvrir la porte (là les fumées peuvent passer dans l’habitat), tirer la mèche du flotteur, couper la partie encrassée, puis bien repositionner la mèche dans le support (elle dépasse d’1mm environ, pas plus)
  • Pour limiter la fumée, ma stratégie a été de diminuer la hauteur de mèche (1mm donc) et d’installer des mèches très larges. J’arrive ainsi à plus de 20cm de largeur de flamme. J’ai effectivement beaucoup moins de fumée, mais je crois que c’est pour ça que la mèche s’encrasse autant.
  • Sur la photo du brûleur/flotteur, on peut voir 2 mèches en parallèle. Mais dans le fonctionnement actuel, ce n’est pas bon, car il y a une concurence entre les deux mèches sur l’oxygène et une finit par s’éteindre. Régler le flux d’air etc sur 2 mèches me parait très délicat. Et mettre un surplus d’air a comme inconvénient de perdre aussi de la chaleur. Car c’est la lenteur du flux d’air qui permet de récupérer un max de chaleur. Du coup il faudrait travailler sur une meilleure récupération de la chaleur, comme par exemple des ailettes sur le poële ou le conduit extérieur.
  • Température du poële : si c’est trop chaud, l’huile résiduelle à la surface supérieure du flotteur se met à brûler, et le liège à l’intérieur se consume (détérioration destructive du flotteur). C’est donc important que la flamme ne soit pas trop proche du flotteur. Donc que le support de mèche soit assez haut : minimum de 1,5/2cm dans le système actuel. Ça marche bien.
    Mais c’est bien aussi que le poële soit bien chaud pour permettre à l’huile d’être davantage fluide (possibilité de brûler des graisses ?) et la combustion de mieux se faire.
  • Les seules fois où le flotteur a pris feu c’est quand le support de mèche était trop bas. Dans ce cas, solution très simple : fermer l’arrivée d’air et attendre que ça refroidisse pour intervenir.
  • Quelques secondes suffisent pour que la mèche s’éteigne après avoir fermé l’arrivée d’air. Mais une fois qu’elle est éteinte (d’où la petite fenêtre pour voir), c’est bien de réouvrir l’arrivée d’air pour évacuer les dernières fumées. Ça prend 2 ou 3 minutes.

 IdéeS

  • Préchauffage de l’huile par la flamme (au départ l’huile peut être à une température de 5 ou 10°C l’hiver, dans une masse d’un litre).
  • Réflexion de la chaleur de la flamme vers la flamme
Catalyseur

Le catalyseur testé n’est pas celui-là, mais celui que l’on voit sur les 4ème et 5ème photos plus bas dans la page : le flotteur inclut le réchauffage de l’huile, et la plaque fendue fait office de booster de la flamme.
Ça booste bien la flamme, mais induit aussi énormément de fumées.

  • jouer sur le type de métal du porte mèche : alu ou acier, ça ne conduit/réfléchit pas la chaleur pareil.
  • mettre un ventilateur dans le tube d’évacuation, plutôt en haut, afin de mieux contrôler, voir booster le tirage.
    Ventilateur alimenté par un système Peltier branché sur la chaleur du poële (voir la vidéo de Barnabé : https://www.youtube.com/watch?v=GVpPmu6S_Dk)
  • Améliorer la ciculation de l’air, voir préchauffer l’air rentrant. En guidant l’air le long des paroies et vers le bas, en ajoutant des radiateurs de processeurs d’ordinateurs dans le passage de l’air.
  • Ajouter une mini-cheminée au dessus de la flamme.
  • Ajouter un réservoir externe avec système de niveau d’huile constant, afin de pouvoir FIXER le support de mèche sur le poële et permettre ainsi plus de facilités/libertés pour bricoler autour de la flamme.
  • Ce réservoir externe donne aussi la possibilité d’avoir très peu d’huile dans le poële et donc de faire monter en température cette huile plus rapidement et plus fortement. Ce serait un autre système de combustion.
  • Travailler avec des mèches en fibre de verre ou fibre de carbone (voir vidéo de Barnabé), ou encore en paille de fer (déjà vu ça quelque part). L’intérêt c’est que ces mèches ne se consumment pas. Par contre elles conduisent la chaleur plus rapidement vers l’huile. Ça peut être bien pour mieux préchauffer l’huile, mais ça diminue la chaleur dans la mèche et peut nuire à la combustion de l’huile. Dans mes tests, la combustion se faisait moins bien, la mèche s’encrassait aussi, j’étais aussi obligé de la couper aussi régulièrement. Donc j’ai arrêté. Mais c’est sûrement possible. (La mèche de Barnabé en fibre de carbone marche très bien dans son système).
  • Je ne crois qu’il y ait un manque d’air dans mon système actuel, mais plutôt un problème de circulation de l’air autour de la flamme, et/ou de température de la flamme (mèche trop basse ?) Trop de perte de chaleur de la flamme vers la réserve d’huile ?

Autres détails

Le conduit d’évacuation fait 4cm de diamètre et 60cm de long à l’intérieur de l’habitat et 60cm à l’extérieur, il dépasse le haut du toit.

Le brûleur/flotteur est en liège 2cm d’épaisseur, entouré de plaque de métal récupéré sur des canettes, acier ou alu. Le porte-mèche est en acier fin (canettes aussi).

Il y a un robinet de purge : très utile pour bricoler, mais aussi pour que le poële soit installé dans un véhicule. Car l’huile pourrait se renverser en roulant (virages, dos-d’ânes, etc). L’huile peut être très chaude, une bouteille métallique (gourde) est très appropriée.

Le tube d’évacuation provient de vieux mâts de barnum.

Galerie

Une réflexion au sujet de « Chauffage à huile de friture »


  1. Je reviens vers toi.
    Il faudrait que ton poële ait la forme des remorques publicitaires, genre un paralépipède mais cintré au milieu.
    Sur l’endroit le plus fin (horizontal, tu fais plein de petits trous. et c’est là qu’il y a la mèche. dessous le réservoir, et dessus le reste…Il faudrait tester avec les bidon d’huile de 5litres…
    Voilà , c’était la réflexion du matin.
    A+
    Barnabé

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